ANCE-Togo plaide pour une définition plus stricte des limites de POP dans les déchets

L’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement a organisée le jeudi 14 mars 2019, une conférence de presse sur les faibles teneurs de POP dans les dechets et l’importance des LPCL suffisamment stricts pour le pays. Cette rencontre avec les professionnels des médias a servi de cadre pour sensibiliser les organisations de la société civile et les journalistes impliqués dans la protection de l’environnement, et d’attirer l’attention des autorités togolaises en charge de la problématique des produits chimiques toxiques sur la nécessité de manifester leur soutien à la réduction du contenu en faible teneur en POP avant la réunion régionale de la BRS prévue à la mi-mars à Nairobi, au Kenya.

La prochaine conférence des parties à la convention de Bâle sur les produits chimiques toxiques se tiendra dans le mois de mai 2019. Les questions scientifiques et techniques liées à la mise en œuvre des conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm seront débattues et les décisions prises. Un des points qui requiert l’attention de l’ANCE-Togo en qualité d’Organisation Participante du réseau IPEN à travers l’organisation de cette conférence de presse, est la détermination des faibles teneurs de POPs dans les déchets, dans le projet des directives techniques générales de la convention de Bâle. Pour IPEN, la mesure de réglementation la plus efficace pour réduire le rejet des POPs contenus dans les déchets des articles et produits les contenant en fin de vie, consiste à adopter les limites les plus faibles de POP dans lesdits déchets.

Les faibles teneurs de POP marquent une limite et une démarcation qui permettent de distinguer entre deux groupes de déchets pourtant tous contenant un ou plusieurs POPS, lequel groupe est déchet de POP et lequel est déchet sans POP. Les LPCLs élevées proposées dans le projet de directives techniques générales pour les PBDEs, HBCD, SCCPs et PCDDs/F continueront, si elles sont adoptées, de permettre la dispersion des POPS dans de nombreux pays sans capacités ni ressources pour les gérer puis d’aggraver les expositions et les violations des droits humains fondamentaux. Pour Samiroudine OURO SAMA, Coordonnateur du Projet « Ces faibles limites de POP dans les déchets, proposées, ont de nombreuses conséquences graves notamment l’exportation des déchets dangereux vers l’Afrique et d’autres pays en développement dont le Togo, ce qui porte atteinte à la vie humaine et détruit l’environnement ».

Cette activité rentre dans le cadre de son projet plaidoyer pour une définition plus stricte des niveaux de contenu faible en POP dans les conventions de Bâle et de Stockholm, financé par IPEN. Ce projet vise à promouvoir l’établissement des LPCL pour les dioxines, les PCB de type dioxine, les PBDE, le HBCD et les PCCC qui protégeront la santé et l’environnement.

Pour plus de détails, regardez la vidéo de circonstance en cliquant ICI

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