L’ANCE-Togo encourage l’Etat à mieux faire pour la lutte contre la corruption

La Banque Mondiale a rendu public début octobre 2018, l’évaluation des politiques et institutions en Afrique subsaharienne pour l’année 2017. Le Togo a connu une légère amélioration de son score CPIA en 2017 contrairement à la stagnation notée au cours des six dernières années. L’ANCE-Togo salue cette légère amélioration et encourage les autorités togolaises à redoubler d’efforts pour hisser le pays au rang des meilleurs élèves de la sous-région.

Cette analyse qui a couvert 38 pays, mesure leurs progrès dans le renforcement de la qualité des politiques et institutions publiques. Ces pays ont donc été noté sur une échelle de 1 à 6 pour 16 indicateurs de développement regroupés dans quatre catégories : gestion économique ; politiques structurelles ; politique d’insertion sociale et l’équité ; gestion et institutions du secteur public. L’Afrique subsaharienne avec 3,2 est légèrement en dessus de la moyenne des autres pays bénéficiant de l’aide de l’Association Internationale de Développement(AID) qui se situe à 3,1.  Le Rwanda est en tête du classement, à l’échelle régional et mondial, en obtenant une note de 4. Parmi les autres pays bien placés dans le classement régional, on retrouve le Sénégal, avec la note de 3,8 ; suivi de près par le Cape Vert, le Kenya et la Tanzanie qui obtiennent tous les trois 3,7.

Le Togo, avec un score de 3,2 dans cette publication réalise sa meilleure performance depuis six ans. Une progression tirée par la bonne performance de la composante « Gestion économique » et aussi la « Gestion des institutions » marquée particulièrement par l’amélioration du score sous-volet « Transparence, responsabilité et corruption » qui est passé de 2,5 à 3 contre une moyenne sous-régionales de 2,7/6.

L’ANCE-Togo encourage les autorités togolaises à maintenir cette tendance positive visant à réduire le déficit budgétaire, à abaisser la courbe du niveau d’endettement public, et le renoncement à certains mécanismes non conventionnels de financement extrabudgétaires. Pour Mr Dodji GUEME, Economiste Statisticien à l’ANCE-Togo, l’engagement politique au plus haut niveau de l’Etat à conduire les reformes doit être renforcé pour atteindre les performances escomptées. L’ANCE-Togo estime que le Togo peut mieux faire en renforçant son système juridique avec l’adoption de l’avant-projet de loi portant prévention de la corruption et infractions assimilées qui a été initié par la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et infractions assimilées (HAPLUCIA) qui a connu des apports de l’ANCE, le renforcement de l’application des sanctions contre les auteurs et complices d’actes de corruption, l’automatisation des moyens de paiement, le renforcement des corps de contrôle, l’adoption de l’avant-projet de loi portant création de l’agence judiciaire de l’Etat , etc.

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