Tonnerre : Le Commandant de la Brigade Motorisée et ses complices poursuivis pour corruption

La Police Nationale a démantelé la semaine dernière un réseau des forces de sécurité et de l’ordre spécialisé dans le trafic des reçus de contravention. Le réseau dont le chef de file n’est que le commissaire de police Vincent Aklesso ABALO, Commandant de la Brigade Motorisée, est écroué à la tôle de la sûreté nationale. Il est reproché à ce fonctionnaire de Police, de faire délivrer de faux reçus aux propriétaires d’engins pendant les infractions routières et les opérations de rafle.

D’après les faits, le Commissaire Abalo s’est arrangé avec un imprimeur de la place, qui a mis à sa disposition un lot important de reçu contrefaits, qui n’a rien à avoir avec le carnet de contravention (reçus que les agents délivrent aux propriétaires d’engins en cas d’infraction) du trésor public. Du coup, l’argent perçu par ses éléments n’est jamais allé au trésor mais partagé entre ses officiers de la brigade motorisée. Cette pratique frauduleuse marchait bien pour le Commissaire jusqu’à ce que ses éléments qui opèrent sur le terrain décident de dénoncer ces agissements de leur chef hiérarchique puisqu’ils ne sont jamais associés au partage du butin. L’affaire aurait même futé à la présidence de la République du Togo avant que le directeur général de la police nationale ne fasse une visite inopinée dans le bureau de son collègue pour découvrir les faux carnets en question. Pris en flagrant délit, le Commissaire a été immédiatement embarqué au BRI. L’imprimeur aussi est mis aux arrêts, de même que les officiers de police Ouro et Djassim, les complices du Commissaire Abalo.

Le Commandant de la Brigade Motorisée, le commissaire Vincent Aklesso ABALO risque 6 à 8 mois de suspension pour ce genre d’infraction. Pire, lui et ses officiers complices risquent d’être radiés définitivement du corps de la police nationale togolaise.

L’ANCE-Togo, Contact National de Transparency International, qui suit de très près tous les cas de corruption, demande au gouvernement de faire appliquer strictement la loi dans toute sa rigueur afin que les auteurs de ce grave crime soient sévèrement punis. Nous invitons également tous les citoyens à dénoncer les actes de corruption pour permettre aux institutions en charge de prévention comme la HAPLUCIA et de répression comme la justice de lutte de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre ce fléau. Nos CAJAC disponible dans la région maritime, centrale et de la Kara sont aussi à la disposition des citoyens pour dénoncer tout cas de corruption.

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